Spécialiste qui réalise, transforme et répare à l’établi des bijoux ornés de pierres précieuses ou fines ; on dit aussi bijoutier-joaillier ou bijoutière-joaillière.
Le joaillier ou la joaillière réalise, transforme et répare des bijoux complexes ornés de pierres précieuses ou fines. À l’établi, cette personne travaille le métal précieux, prévoit l’emplacement où chaque pierre sera mise en valeur, perce la monture puis la fraise pour accueillir la pierre, qu’un sertisseur ou une sertisseuse fixera. En France, le métier s’apprend par le CAP art et techniques de la bijouterie-joaillerie, la mention complémentaire joaillerie ou le BMA art du bijou ; en Suisse, par l’apprentissage en bijouterie-joaillerie CFC, en quatre ans.
Le mot trompe à la lecture. Joaillier est aussi un adjectif, relatif à la joaillerie : une production joaillière, une manufacture joaillière. Et il désigne la personne qui vend des joyaux, jusqu’à la maison elle-même : un grand joaillier parisien. Seul le contexte dit s’il s’agit d’un artisan ou d’une artisane.
Dans les annonces
En France, les ateliers de haute joaillerie recrutent des joailliers et des joaillières par niveau d’expérience, souvent notés de OJ1 à OJ4, et demandent un CAP ou un BMA ; certaines annonces cherchent des spécialistes de la bijouterie-joaillerie ou de la joaillerie CAO. Voir les postes dans ce métier.
Sources
- Légifrance : convention collective de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, horlogerie (BJOH), emplois repères de la fabrication
- Institut pour les savoir-faire français : bijoutier, joaillier
- orientation.ch : bijoutier-joaillier ou bijoutière-joaillière CFC
- Larousse : joaillier
- CNRTL : joaillier, Dictionnaire de l’Académie française (9e édition)